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Une antenne alimentée par fibre optique pour 5G est montée sur un toit à Hambourg (Allemagne) pour un test de connexions, le 7 février 2019.
Une antenne alimentée par fibre optique pour 5G est montée sur un toit à Hambourg (Allemagne) pour un test de connexions, le 7 février 2019. (PICTURE ALLIANCE / PICTURE ALLIANCE)

Deux intellectuels se montrent peu rassurés quant aux progrès technologiques, telle l'arrivée prochaine de la 5G.   

Il y a quelques jours, l’astrophysicien Aurélien Barrau, connu pour ses prises de position radicales en faveur de la protection de l’environnement, a posté un message sur Facebook et Twitter qui a fait beaucoup de bruit :

"La 5G tue", écrit-il à propos de la téléphonie mobile de 5ème génération qui doit voir le jour à partir de l’année prochaine.  "Non pas à cause des effets des ondes sur la santé" mais à cause des "Innombrables antennes qu’il va falloir déployer". L’astrophysicien fait allusion à la production de matériaux, y compris des métaux rares, nécessaire au déploiement de nouvelles infrastructures et de nouveaux terminaux, sans oublier la consommation d’énergie qui découle inévitablement. Il poursuit : "Tout cela pour un temps de latence un peu amoindri et la certitude que les vidéos YouTube seront visibles 'outdoor' sans la moindre interruption." avant de s’indigner contre ce qu’il appelle "La folie consommatrice".

Les bienfaits espérés de la 5G

Le post d’Aurélien Barrau a suscité des déluges de réactions et de commentaires. Plusieurs arguments lui ont été objectés. D’abord, la 5G sera précisément moins énergivores que l’actuelle 4G. Ensuite, elle sera destinée aux objets connectés, notamment pour rendre les bâtiments plus intelligents, moins consommateurs d’énergie, et pour une gestion "intelligente" de l’énergie à l’échelle des villes grâce au système de "smart grid". La 5G est également destinée aux voitures autonomes qui sont censées apporter plus de sécurité dans les transports. On pourrait parler aussi de la téléchirurgie qui permettra de pratiquer des opérations à distance et ainsi de sauver des vies dans des régions du monde où il n’y a pas de médecins. Question : peut-on se permettre de renoncer à tout cela ?

La technologie crée-t-elle plus de problèmes qu’elle n’en résout ?

À côté de la déclaration d’Aurélien Barrau, une autre prise de position a beaucoup fait réagir ces derniers jours sur les réseaux sociaux : celle du médecin et "gourou" de la technologie, Laurent Alexandre. Dans L’Express, celui-ci s’est élevé contre les "Prédictions apocalyptiques" des "Ayatollahs verts" qui auraient surtout pour effet d’angoisser la jeunesse. Tout en refusant d’être taxé de climato-sceptique, Laurent Alexandre rappelle comment certaines prédictions passées, comme la généralisation des cancers de la peau à cause de la diminution de la couche d’ozone, ne se sont pas réalisées car l’homme a réussi y faire face, notamment grâce à la technologique. Au final, la question est donc de savoir si la technologie crée plus de problèmes qu’elle n’en résout ou l’inverse. Bien malin qui pourrait vraiment répondre à cette question avec certitude.

Source de l'article : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/nouveau-monde/nouveau-monde-la-protection-de-lenvironnement-est-elle-compatible-avec-le-progres-technologique_3212575.html#xtor=RSS-3-[sciences]
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